Les précipitations abondantes survenues de juillet à septembre n’ont pas épargné le désert de Sahara. Elles redonneraient vie à certains anciens lacs asséchés depuis des années.
‘’Il y a même un lac asséché depuis 50 ans, le lac Iriqui, situé entre les régions de Zagora et de Tata, où l’eau a fait son retour, comme l’ont révélé les images de la NASA. Cela laisse penser que les anciens lacs du désert pourraient renaître’’, a explique Houssine Youabeb, de la Direction générale de la météorologie du Maroc.
Houssine Youabeb souligne que l’augmentation de l’évaporation, due au réchauffement des températures, entraînera plus d’humidité dans l’air. Cet excès d’humidité finira par retomber sur certaines régions sous forme de précipitations. Cependant, au lieu des schémas habituels de précipitations organisées, nous verrons davantage de tempêtes violentes et soudaines dans certaines zones.
Il poursuit en expliquant « Des masses d’air tropicales humides se sont déplacées vers le nord, rencontrant des masses d’air froid, ce qui a entraîné la formation de nuages instables et violents ». Ces conditions inhabituelles pour ces régions ont provoqué « de fortes averses orageuses et des précipitations importantes, entraînant des crues de rivières et des inondations ».
Selon un journaliste de la Radio France internationale, Simon Rozé, le surchauffage de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée, pourrait être la source des précipitations historiques qui tombent sur le désert du Sahara.
Dans la région du Sahara, les bilans font état de 314 morts et d’un million et demi de sinistrés au Tchad, de plus de 650 000 personnes déplacées au Niger, d’au moins 400 000 personnes déplacées au Nigeria où l’on déplore au moins 30 morts, et de plus de 700 000 sinistrés au Soudan du Sud.
La Rédaction

