La République centrafricaine célèbre une décision majeure après que le Conseil de sécurité des Nations unies a unanimement levé l’embargo sur les armes à destination du pays. Cette mesure, en place depuis 2013 dans le contexte d’une guerre civile, a longtemps été perçue par les autorités de Bangui comme une entrave à leur souveraineté et une injustice envers leur peuple.
Sylvie Valérie Baipo-Temon, ministre des Affaires étrangères, a salué cet aboutissement comme un tournant décisif pour la stabilité de la République centrafricaine et de toute la région. Selon elle, cette levée complète de l’embargo “restaure la dignité du peuple centrafricain” et met en lumière la détermination du pays à œuvrer pour un monde plus équitable et pacifique. Elle a également souligné que cette victoire diplomatique est le fruit de la persévérance des autorités centrafricaines dans leur quête de justice internationale.
Cependant, des restrictions subsistent. Si le gouvernement a désormais la liberté d’acquérir des armes pour renforcer ses capacités de défense, le Conseil de sécurité maintient une interdiction stricte de vente d’armes aux groupes armés opérant dans le pays, et ce, jusqu’à juillet 2025.
Cette évolution marque une étape clé pour le régime du président Faustin-Archange Touadéra, qui voit dans cette levée une reconnaissance des efforts de stabilisation et de pacification menés au cours des dernières années. Pour Bangui, il s’agit aussi d’un signal d’encouragement à poursuivre sur la voie de la reconstruction et de la sécurité nationale.
La Rédaction

