Une mesure de rigueur budgétaire visant à freiner les dépenses jugées excessives
Le président ghanéen John Dramani Mahama a ordonné l’arrêt immédiat des déplacements internationaux des membres des conseils d’administration des entreprises publiques et des institutions d’État. La décision, rendue publique par la présidence, vise à réduire les coûts jugés excessifs liés à ces missions à l’étranger.
La directive, signée par Callistus Mahama, secrétaire du président, précise que ces voyages – souvent organisés pour participer à des formations, conférences, séminaires ou visites d’étude – représentent une charge importante pour les finances publiques. Selon la présidence, leur multiplication ces dernières années a contribué à alourdir les dépenses de l’État dans un contexte où le gouvernement cherche à renforcer la discipline budgétaire.
Les autorités reconnaissent que ces déplacements peuvent favoriser l’acquisition de compétences et l’exposition aux meilleures pratiques internationales. Toutefois, elles estiment que les coûts cumulés – billets d’avion, hébergement, indemnités journalières et logistique – sont devenus difficiles à justifier. D’autant plus que ces missions impliquent souvent plusieurs membres d’un même conseil d’administration et s’étendent parfois sur de longues périodes.
La mesure s’applique désormais à toutes les entreprises d’État et institutions publiques du pays. Les conseils d’administration ne sont donc plus autorisés à effectuer des voyages internationaux liés à des activités de formation ou de représentation, que ces déplacements soient financés directement ou indirectement par des ressources publiques.
Des exceptions restent néanmoins possibles. Dans des situations jugées indispensables – lorsqu’une participation internationale ne peut être organisée localement ou par visioconférence – une autorisation spéciale devra être sollicitée. La demande devra être transmise par le ministre de tutelle au chef de cabinet de la présidence et ne pourra être validée qu’après l’accord explicite du chef de l’État.
À travers cette directive, le gouvernement souhaite recentrer les conseils d’administration sur leurs missions fondamentales de supervision et de gouvernance, tout en exigeant que toute initiative de formation fasse désormais l’objet d’une évaluation stricte de son utilité et de son rapport coût-efficacité.
La Rédaction

