Le Burkina Faso marque une étape symbolique avec l’adoption officielle du Faso Danfani par ses magistrats et greffiers lors des audiences judiciaires. Ce changement, qui remplace les costumes d’époque coloniale, a été célébré lors d’une cérémonie organisée par le gouvernement ce lundi.
Le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, a exprimé sa grande satisfaction lors de l’événement, soulignant que cette nouvelle mesure met fin à l’utilisation des toges importées et entérine le port des costumes traditionnels en Faso Danfani. “C’est un moment historique qui incarne le retour à nos racines culturelles et qui marque un tournant dans l’histoire de notre justice”, a déclaré Bayala, tout en citant le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachim Kyélem de Tambéla.
Ces nouvelles tenues, fabriquées à partir de cotonnades tissées par les artisanes burkinabè, visent à soutenir l’économie locale et à promouvoir les produits du pays. Le ministre a précisé que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la vision de l’ancien capitaine Thomas Sankara et du président actuel, le capitaine Ibrahim Traoré, qui s’efforcent de renforcer la consommation locale.
“En plus de valoriser notre culture, ces costumes sont cinq fois moins coûteux que les anciennes tenues tout en garantissant une qualité supérieure”, a ajouté le ministre. Le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Ouagadougou I, Abass Nombré, a salué ce choix, le qualifiant de symbole fort pour l’identité nationale au sein des institutions judiciaires.
L’adoption de ces costumes incarne non seulement un renouveau dans les pratiques judiciaires, mais aussi un message d’indépendance et de souveraineté pour le Burkina Faso. Cette décision a été officialisée par le Conseil des ministres lors de sa réunion du 23 octobre 2024.
La Rédaction

