En bras de fer contre X, le Brésil maintient sa position dans le blocage du réseau social de son espace. Cela a fait prendre parti aux intellectuels du monde entier dont la plupart soutiennent le Brésil, car, ce qui est en jeu, selon la tribune, c’est la « souveraineté » des États envers les Big Techs communément appelés les grandes entreprises technologiques.
Après avoir accusé le juge Alexandre de Moraes d’avoir menacé d’arrestation son représentant légal au Brésil, le milliardaire américain Elon Musk s’est finalement plié à la justice brésilienne en y rendant X inaccessible. Basilio Rodriguez Perez, de l’Association brésilienne des fournisseurs d’accès à internet, a annoncé à l’Agence France-Presse qu’ » X a cessé d’utiliser le service de la société de cybersécurité Cloudflare qui lui avait permis de contourner l’ordre de blocage ».
Mercredi soir, X avait assuré que le rétablissement du service était involontaire, mais l’Agence nationale des télécommunications a estimé dans un communiqué paru jeudi que « le comportement du réseau X a montré une intention délibérée de contourner l’ordre de la Cour suprême ». Elle a assuré qu’elle prendrait « les mesures nécessaires en cas de nouvelles tentatives de contourner la suspension ».
En effet, la suspension de X provient du refus de Musk de désigner un représentant légal sous peine de suspension selon les demandes du juge De Moraes. S’en est suivi en août 2024, la demande du magistrat à l’Agence nationale des télécommunications (Anatel) d’« adopter toutes les mesures nécessaires » pour que cette décision entre en vigueur dans un délai de vingt-quatre heures. L’affaire suscite de vives émotions parmi le peuple et les autorités du Brésil.
La Rédaction

