Le soutien du Gabon à Amadou Hott rebat les cartes dans la course à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), mettant à mal la candidature du Tchadien Mahamat Abbas Tolli. Cette décision illustre les enjeux d’influence entre les États membres à l’approche de l’élection.
Une élection sous tension
À quelques mois du scrutin visant à désigner le successeur d’Akinwumi Adesina, les alliances se dessinent et évoluent rapidement. Mahamat Abbas Tolli, ancien gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), peine à rassembler le soutien attendu de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Le Gabon a pris position en faveur d’Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie, qui bénéficie déjà d’un soutien actif en Afrique de l’Ouest. Ce choix pourrait inciter d’autres pays de la CEMAC à reconsidérer leur position.
Une dynamique défavorable à Tolli
Le soutien du Gabon à Amadou Hott est un signal fort. Selon la présidence gabonaise, la ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a transmis un message de remerciement du président Bassirou Diomaye Faye, soulignant l’importance de cette alliance. Cette annonce affaiblit davantage la candidature tchadienne, qui ne semble plus faire consensus dans sa région.
Dans un contexte où les équilibres régionaux jouent un rôle clé, les prochains mois seront déterminants pour les différents candidats. L’élection à la BAD s’annonce comme une bataille diplomatique où chaque soutien comptera.
La Rédaction

