Alors que Donald Trump exhorte l’Arabie saoudite et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à réduire les prix des hydrocarbures pour contrer l’inflation et faire pression sur la Russie, les marchés restent sceptiques quant à une réponse favorable de Riyad. En revanche, Mohammed ben Salman (MBS) a choisi une autre approche en promettant un engagement économique colossal envers les États-Unis.
Un engagement financier de 600 milliards de dollars
Lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump, le prince héritier saoudien a annoncé son intention d’investir et d’acheter pour un montant d’au moins 600 milliards de dollars aux États-Unis sur une période de quatre ans. L’agence de presse officielle saoudienne, qui a relayé cette information, n’a cependant pas précisé les secteurs concernés par ces investissements.
Ce montant représente plus de la moitié du PIB de l’Arabie saoudite et correspond à environ deux tiers des réserves de son puissant fonds souverain, principalement alimenté par les revenus pétroliers. Ce même fonds avait récemment revu à la baisse ses ambitions à l’étranger, privilégiant des investissements nationaux pour diversifier l’économie du royaume.
Maintien des liens avec Trump et rapprochement avec Israël
Malgré la fin du premier mandat de Donald Trump, l’Arabie saoudite a maintenu des relations étroites avec son entourage. Le fonds souverain saoudien avait ainsi injecté près de deux milliards de dollars dans la société de Jared Kushner, gendre de l’ex-président américain.
Dans ce contexte, Washington espère convaincre Riyad de rejoindre la dynamique de normalisation des relations avec Israël, à l’image des accords d’Abraham de 2020 qui avaient vu plusieurs pays arabes officialiser leurs liens diplomatiques avec l’État hébreu. Donald Trump, qui aspire à un retour à la Maison-Blanche, pourrait voir dans cet engagement économique un levier stratégique supplémentaire dans ses négociations avec le royaume saoudien.
La Rédaction

