L’armée malienne a renforcé ses dispositifs sécuritaires pour protéger les convois de carburant et de civils, après une série d’attaques revendiquées par des groupes affiliés à Al-Qaïda. Ces assauts, qui ont visé des dizaines de camions-citernes sur une route commerciale stratégique, menacent directement l’approvisionnement en énergie du pays.
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Des convois sous haute protection militaire
Selon la télévision nationale, les forces armées ont escorté cette semaine 40 bus de passagers vers Torodo, dans le sud-ouest du Mali, ainsi que plus de 30 camions-citernes et véhicules civils en provenance du Sénégal. Cette opération fait suite à l’incendie et à la destruction d’une centaine de camions transportant du carburant vers Bamako, attaques confirmées par un syndicat local.
Une stratégie de blocage économique
Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), principal groupe affilié à Al-Qaïda dans la région, avait annoncé il y a deux semaines l’interdiction des importations de carburant depuis les pays voisins. Cette décision, appliquée par la violence, représente une menace directe pour l’économie malienne, déjà fragilisée. Elle met également la junte militaire au défi, alors que Bamako dépend fortement des importations pour alimenter ses réseaux de transport et d’électricité.
Le sud du Mali désormais ciblé
Traditionnellement moins exposé, le sud du pays est désormais touché par cette nouvelle vague d’attaques. Pour Ulf Laessing, responsable du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer, ce déplacement des tensions est significatif :
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« L’armée doit désormais allouer davantage de ressources au sud. Cela pourrait être précisément l’objectif des djihadistes », analyse-t-il.
Il ajoute que ces attaques créent « un moment psychologique », plongeant les populations dans l’incertitude permanente quant aux prochaines frappes.
Une guerre qui menace l’approvisionnement national
Au-delà du volet sécuritaire, l’attaque des convois de carburant illustre la stratégie djihadiste visant à asphyxier l’économie malienne. La capitale Bamako, dépendante de ces livraisons pour son activité quotidienne, pourrait connaître des pénuries si les assauts se poursuivent.
La Rédaction

