L’Afrique subsaharienne connaît un recul continu de sa liberté économique, avec un score moyen de 5,9 sur 10, selon le rapport « Economic Freedom of the World 2025 » de l’Institut Fraser. Ce déclin, observé pour la quatrième année consécutive, illustre les défis structurels qui freinent le développement économique et la capacité des pays à attirer des investissements.
Maurice se distingue comme l’économie la plus libre du continent, avec un score de 7,73 et la 21ᵉ place mondiale, suivie des Seychelles (7,58, 31ᵉ) et du Cap-Vert (7,39, 44ᵉ). Ces pays bénéficient d’une stabilité monétaire et d’une liberté de commerce international qui favorisent leur dynamisme économique et leur attractivité.
À l’inverse, plusieurs pays affichent des scores préoccupants : le Tchad (156ᵉ), la Libye (157ᵉ), l’Algérie (162ᵉ), le Soudan (163ᵉ) et le Zimbabwe (164ᵉ) figurent parmi les moins libres au monde, freinés par des droits de propriété faibles, des systèmes juridiques fragiles et des réglementations contraignantes.
Depuis 2000, la région avait pourtant progressé, passant d’un score moyen de 5,4 à 5,9. Mais la pandémie de COVID-19 a annulé près d’une décennie de gains, soulignant la vulnérabilité des économies locales face aux crises mondiales. Les pays les plus libres enregistrent des revenus 6,2 fois supérieurs, une pauvreté 25 fois moindre et une espérance de vie supérieure de 17 ans par rapport aux sociétés les moins libres.
En Afrique du Nord, la Tunisie (124ᵉ) et l’Égypte (149ᵉ) pâtissent de faibles droits de propriété, tandis que le Nigeria, première économie subsaharienne, est freiné par d’importantes barrières commerciales, avec un score de 3,52 en liberté de commerce.
Le rapport met également en évidence que la liberté économique favorise la paix, réduit les conflits et améliore la qualité de l’éducation, des effets renforcés par la croissance du PIB par habitant. Des exemples internationaux, comme Hong Kong et l’Ukraine, montrent que des sociétés plus libres peuvent stimuler le commerce et renforcer leur résilience face aux crises.
La Rédaction

