La Fondation Mohammed bin Rashid Al Maktoum pour le Savoir (MBRF), en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a révélé les résultats de l’Indice mondial du savoir 2024 (Global Knowledge Index). Cette étude, couvrant 141 pays, évalue les performances nationales dans des secteurs clés comme l’éducation, la technologie, et l’innovation. L’analyse montre que l’Afrique reste en grande difficulté, avec seulement deux pays dépassant la moyenne mondiale.
L’écart grandissant avec les leaders mondiaux
L’Indice mondial du savoir, lancé en 2017, s’articule autour de sept piliers : éducation pré-universitaire, enseignement supérieur, formation technique et professionnelle, recherche et innovation, technologies de l’information et de la communication, économie, et environnement favorable. Avec une moyenne globale de 47,8 sur 100, les pays nordiques comme la Suède (68,28) et la Finlande (67,99) dominent grâce à leurs infrastructures solides et leur priorité donnée au savoir.
En Afrique, les Seychelles s’imposent comme le leader continental, occupant la 45e place mondiale avec un score de 52,97. Ce rang s’explique par leurs excellents résultats en enseignement supérieur (31e), en économie (47e), et en éducation pré-universitaire (44e). Maurice suit de près, 52e mondial (50,85), tandis que le Cap-Vert se positionne à la 74e place (46,31).
Les 10 pays africains les mieux classés
1.Seychelles : 52,97 (45e mondial)
2.Maurice : 50,85 (52e mondial)
3.Cap-Vert : 46,31 (74e mondial)
4.Botswana : 45,75 (79e mondial)
5.Tunisie : 45,05 (82e mondial)
6.Afrique du Sud : 44,69 (84e mondial)
7.Égypte : 44,02 (90e mondial)
8.Namibie : 43,62 (95e mondial)
9.Maroc : 42,76 (98e mondial)
10.Nigeria : 40,31 (103e mondial)
Les derniers du classement mondial : un défi africain majeur
À l’autre extrémité, les 10 dernières places du classement sont exclusivement occupées par des pays africains. Le Tchad clôture la liste avec un score de 23,43, précédé par le Niger (25,82) et la RDC (26,32). Cette situation illustre les défis structurels persistants, notamment un accès limité à l’éducation de qualité, des infrastructures déficientes et un manque d’investissements dans la recherche.
Les 10 pays africains les moins performants
1.Guinée : 30,18 (132e mondial)
2.Mozambique : 30,02 (133e mondial)
3.Mali : 29,03 (134e mondial)
4.Mauritanie : 28,95 (135e mondial)
5.Éthiopie : 28,90 (136e mondial)
6.Burkina Faso : 28,17 (137e mondial)
7.Angola : 27,96 (138e mondial)
8.RDC : 26,32 (139e mondial)
9.Niger : 25,82 (140e mondial)
10.Tchad : 23,43 (141e mondial)
Seychelles et Maurice : des exemples à suivre
Alors que la majorité des pays africains peinent à se hisser au-dessus de la moyenne mondiale, les performances des Seychelles et de Maurice démontrent qu’une approche axée sur les infrastructures de connaissances, le renforcement des systèmes éducatifs et l’investissement en innovation peut produire des résultats tangibles.
Une urgence continentale
Le retard de nombreux pays africains dans presque tous les piliers de l’indice appelle à une mobilisation rapide et coordonnée. Le développement du savoir, élément central pour relever les défis sociaux et économiques, doit devenir une priorité stratégique pour bâtir un avenir durable sur le continent.
La Rédaction

