Addis-Abeba, 16 novembre 2025 – L’Union africaine franchit une étape décisive dans la consolidation de sa réponse humanitaire avec la création d’une Agence humanitaire africaine, dont le siège sera implanté en Ouganda. Cette institution vise à renforcer la coordination entre les États membres et à garantir une distribution plus efficace de l’aide dans les zones les plus vulnérables du continent.
Cette semaine, la Commission de l’Union africaine tient la session ordinaire du Comité technique spécialisé sur la migration, les réfugiés et les personnes déplacées internes. Organisée en deux volets — une session d’experts de trois jours suivie d’une session ministérielle de deux jours — cette rencontre permettra d’examiner et de valider plusieurs documents techniques essentiels pour la gestion des migrations et des crises humanitaires à l’échelle africaine.
Dans un entretien avec l’Agence de Nouvelles éthiopienne (ENA), le professeur Julio Rakotonirina, directeur de la Santé et des opérations sanitaires à la Commission de l’UA, a expliqué que cette session constitue une étape préparatoire cruciale avant la présentation officielle des documents au Sommet des chefs d’État et de gouvernement.
Selon le professeur Rakotonirina, la future Agence humanitaire africaine sera chargée de coordonner les activités humanitaires menées en partenariat avec les États membres et les organisations internationales, tout en intervenant directement dans les zones où l’aide reste insuffisante. « L’agence travaillera à une meilleure coordination et à une répartition plus équilibrée des interventions humanitaires à travers l’Afrique », a-t-il précisé.
Sur la question des réfugiés et des personnes déplacées internes, le directeur a rappelé que plusieurs pays africains ont déjà intégré les réfugiés dans leurs systèmes nationaux, notamment en matière d’éducation, de santé et d’emploi. Pour les déplacés internes, dont la responsabilité revient d’abord aux États, l’Agence apportera un soutien complémentaire, en étroite collaboration avec les autorités locales.
Le professeur Rakotonirina a également salué l’engagement de l’Éthiopie, qui accueille un nombre important de réfugiés. « Les États qui hébergent des réfugiés font preuve d’une solidarité remarquable, malgré leurs propres défis. L’Union africaine tient à reconnaître ces efforts et à apporter son soutien selon chaque contexte », a-t-il affirmé.
Enfin, il a mis en lumière les progrès réalisés en Éthiopie au cours de ses trois années à Addis-Abeba, notamment le développement des infrastructures et l’amélioration générale des conditions de vie.
La Rédaction

