Dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les violences persistantes plongent la région dans une crise sécuritaire alarmante. Bintou Keita, cheffe de la Mission de stabilisation des Nations Unies en RDC (MONUSCO), a récemment tiré la sonnette d’alarme devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Lors de son intervention, Bintou Keita a déploré les massacres répétés : “Des centaines de civils ont été tués ces derniers mois, tandis que l’insécurité s’aggrave dans le Nord-Kivu”, a-t-elle déclaré. Elle a également mis en lumière l’expansion militaire et civile du M23, un groupe armé non signataire de l’accord de cessez-le-feu. Selon ses observations, ce groupe contrôle désormais des territoires dans le Masisi, le Rutshuru, le Walikale, le Nyiragongo et le Lubero, couvrant une superficie deux fois supérieure à celle qu’il occupait en 2012.
Outre le M23, les Forces démocratiques alliées (ADF) se distinguent comme le groupe le plus meurtrier, ayant causé la mort de centaines de civils ces derniers mois. En Ituri, bien que le nombre d’attaques ait diminué récemment, la protection des populations civiles reste une priorité urgente et complexe.
Bintou Keita a également souligné un lien direct entre les foyers de violence et les zones riches en ressources naturelles. Elle a notamment cité l’exemple du site aurifère de Lubirha, passé sous contrôle du M23 après une offensive en octobre. Enfin, elle a alerté sur les graves répercussions de cette insécurité sur la situation humanitaire, exacerbant la vulnérabilité des populations locales.
La Rédaction

