Pour la première fois, un pays africain, l’Afrique du Sud, occupe la présidence tournante du G20. Ce rôle, entamé le 1er décembre, offre une occasion unique de faire valoir les priorités d’un continent souvent laissé à la marge des grandes décisions économiques mondiales. Le président Cyril Ramaphosa, lors d’une conférence de presse, a affirmé que cette présidence sera marquée par une forte empreinte africaine.
« C’est un moment historique pour inscrire fermement les enjeux de développement de l’Afrique, mais aussi ceux des pays du Sud, à l’agenda du G20 », a-t-il déclaré.
Une voix plus forte pour l’Afrique
Longtemps seule représentante de l’Afrique au sein du G20, l’Afrique du Sud voit aujourd’hui l’Union africaine (UA) rejoindre officiellement le groupe, une avancée majeure obtenue en 2023. Cependant, M. Ramaphosa estime qu’il est essentiel que d’autres puissances africaines, comme le Nigeria, soient incluses afin de mieux refléter le poids croissant du continent.
« L’Afrique est le continent de l’avenir : sa croissance économique et démographique est sans précédent, et elle mérite d’être pleinement reconnue », a souligné le président.
Des priorités pour transformer le continent
Sous la présidence sud-africaine, les discussions du G20 aborderont des sujets cruciaux pour l’Afrique :
•Renforcer la résilience face aux catastrophes climatiques, en mettant l’accent sur des solutions durables.
•Mobiliser des financements pour la transition énergétique verte, essentielle pour un continent riche en ressources naturelles.
•Alléger la dette des pays à faible revenu, qui freine leur développement.
L’Afrique du Sud souhaite également promouvoir les minerais stratégiques du continent comme levier de croissance, en valorisant leur rôle dans le développement économique et technologique.
Réduire les inégalités mondiales
Des groupes de travail spécifiques se pencheront sur des problématiques comme la sécurité alimentaire et la réduction des inégalités, tout en renforçant les initiatives pour un développement durable.
Interrogé sur la passation de présidence aux États-Unis, potentiellement sous l’administration Trump, Cyril Ramaphosa s’est voulu rassurant. « Le G20 continuera à fonctionner dans l’intérêt du monde entier, grâce à des mécanismes solides », a-t-il affirmé.
Cette présidence marque un tournant pour faire entendre la voix de l’Afrique sur la scène internationale et traduire les aspirations du continent en actions concrètes.
La Rédaction

