Face à l’insécurité et aux violences aux États-Unis, certains Sud-Africains blancs souhaitent quitter l’Amérique pour retrouver leur terre natale.
Des milliers de Sud-Africains blancs, ayant quitté leur pays pour les États-Unis dans le cadre du programme d’accueil de réfugiés initié par l’administration Trump en mai 2025, envisagent désormais de revenir en Afrique du Sud. La minorité afrikaner, descendant des colons néerlandais, se sent désormais confrontée à un contexte de violences croissantes et à des fusillades dans des lieux publics, certaines impliquant même des agents des services d’immigration et des douanes.
L’insécurité aux États-Unis comme catalyseur
Les violences répétées sur le sol américain et la perception d’une menace physique ont poussé ces expatriés à reconsidérer leur installation à long terme. Selon plusieurs agences de réinstallation, la demande d’information pour un retour en Afrique du Sud a fortement augmenté ces derniers mois.
À Johannesburg, une agence spécialisée a observé un bond de 70 % des demandes de Sud-Africains blancs souhaitant revenir depuis six mois. Un autre cabinet de recrutement, également basé dans la capitale sud-africaine, note une hausse de 30 % des sollicitations depuis 2024, reflétant un changement de perspective au sein de cette communauté.
Entre perception de persécution et réalité
Le programme d’accueil initié par Donald Trump visait à protéger les Afrikaners perçus comme persécutés par le gouvernement sud-africain actuel. Cependant, malgré les déclarations officielles américaines, nombreux sont ceux qui préfèrent aujourd’hui réévaluer leurs priorités face aux risques immédiats aux États-Unis et à un sentiment d’insécurité croissant.
Pour certains analystes, cette tendance illustre la complexité des migrations contemporaines : le retour peut être motivé autant par des facteurs de sécurité et sociaux que par des considérations politiques ou économiques.
La Rédaction

