L’Afrique traverse une crise sanitaire sans précédent avec le choléra, qui frappe cette année plus violemment que jamais depuis un quart de siècle. Plus de 300 000 cas ont été recensés depuis janvier, faisant déjà 7 000 victimes, soit une hausse de 30 % par rapport à 2024, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).
Les experts pointent du doigt les infrastructures hydriques défaillantes et l’accès limité à l’eau potable, facteurs qui facilitent la propagation rapide de cette maladie redoutable. Les zones rurales et les quartiers surpeuplés des villes sont particulièrement vulnérables, exposant des populations entières à un risque accru.
Parmi les pays les plus touchés figurent l’Angola et le Burundi, où la situation reste critique. En revanche, des progrès sont observés au Sud-Soudan et en Somalie, et la République démocratique du Congo enregistre une baisse des cas, preuve que des interventions ciblées peuvent limiter l’épidémie.
Cependant, les conflits en cours dans certaines régions pourraient inverser la tendance. Les camps de réfugiés et les zones de population déplacée, souvent insalubres et densément peuplés, sont des terrains propices à l’émergence de nouveaux foyers, soulignant l’urgence d’une action sanitaire coordonnée à l’échelle continentale.
La Rédaction

