Le Niger décide de protéger et de gérer lui-même son uranium et son or. La décision a été prise ce jeudi 19 septembre, lors du conseil des ministres présidé par le général Abdouramane Tiani, président de la transition, où le gouvernement a approuvé la création de deux nouvelles sociétés d’Etat, l’une pour l’uranium et l’autre pour l’or.
L’objectif de cette nationalisation est simple. Assurer une gestion optimale des ressources stratégiques en toute souveraineté et au bénéfice de la population. 7eme fournisseur mondial d’uranium, le Niger est classé à la 7e place sur la liste des pays les plus pauvres du monde selon le site anadolu ajansi en 2022.
« Cette décision permettra au pays de contrôler ses ressources, ce qui va permettre de prendre des décisions stratégiques, d’avoir de la souveraineté sur ses ressources et sur l’ensemble de son territoire, de réduire l’influence étrangère, et de permettre la diversification, par le choix de l’Etat avec qui travailler pour optimiser ses recettes », déclare Charly Kengne, spécialiste des questions de sécurité et de défense sur Afrique Média.
Bien avant cette nationalisation, le nouveau gouvernement nigérien avait au préalable retiré aux entreprises canadienne GoviEX (Govi High-Power Exploration) et française Orano, présent dans le pays depuis plus de 50 ans, leur permis d’exploitation des gisements d’uranium. Selon Afrique média, GoviEX et Orano après la perte de leurs permis d’exploitation, ont affirmé que : « le gouvernement nigérien filait droit dans le mur ».
La création de ces deux sociétés suit le processus défini par l’AES: Celui de se débarrasser des influences étrangères, surtout occidentales dans leurs pays.
La Rédaction

