Au cours du dernier conseil des ministres présidé par le président burkinabè, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, ce mercredi 21 août 2024, plusieurs décisions ont été prises au rang desquelles l’adoption d’un avant-projet de loi portant modification de la devise du pays.
Le communiqué sanctionnant le conseil des ministres mentionne l’alinéa 4 de l’actuelle constitution relatif à la devise du pays qui est « ’Unité-Progrès-Justice » et qui sera probablement modifié. « Le projet de loi constitutionnelle vise à modifier cette disposition et consacrer dorénavant, “La Patrie ou la Mort, nous vaincrons”, comme devise du Burkina Faso », a indiqué le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Edasso Rodrigue BAYALA.
Pour le ministre, ce changement vise à renforcer le sentiment patriotique d’une part, et d’autre part à faire revivre la flamme de l’engagement citoyen, cette même flamme qui éclaire la marche du peuple vers l’horizon du bonheur. La nouvelle devise du Faso est très connue de la jeune population du pays et a été l’un des cris de ralliement au cours des grandes manifestations qui ont secoué le pays et vu la chute de plusieurs de ses présidents.
Une autre modification de la constitution concerne l’article 147 qui dispose que les accords qui consacrent une Fédération, une Confédération ou l’entrée du Burkina Faso dans une Union d’États au plan africain se feront obligatoirement par un référendum du peuple. « Tout en maintenant l’approbation par référendum du peuple parce que la souveraineté nationale est au peuple qui l’exerce, il a été nécessaire d’y adjoindre un alinéa qui permet, en fonction des circonstances, de l’urgence et des cas de force majeure, et après avis du Conseil constitutionnel de bien vouloir y procéder, à l’approbation de ces accords qui consacre une fédération, une confédération par la voie législative », a expliqué le ministre BAYALA.
Cette seconde modification permet à l’actuel gouvernement d’avoir les coudées franches pour piloter le processus d’intégration qu’il a entrepris avec le Niger et le Mali dans le cadre de l’AES.
La Rédaction

