La Confédération des États du Sahel (AES) et la Russie s’apprêtent à franchir un nouveau cap diplomatique avec un sommet prévu en 2026, symbole d’une coopération stratégique et d’une influence croissante sur la scène régionale.
À Ouagadougou, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu l’ambassadeur russe Igor Martynov pour jeter les bases de cette rencontre de haut niveau. Les discussions ont porté sur la consolidation des liens entre Moscou et l’AES, mais aussi sur la signature imminente de nouveaux accords bilatéraux.
Deux initiatives se détachent particulièrement : d’une part, un accord encadrant officiellement les relations entre le Burkina Faso et la Russie, et d’autre part, la création d’une Commission intergouvernementale russo-burkinabè chargée de dynamiser les échanges économiques et commerciaux. Ces mesures traduisent une volonté claire des deux parties d’élargir leur coopération, tant au niveau bilatéral que régional.
Sur le plan sécuritaire, Moscou confirme son appui au Burkina Faso durant sa présidence de l’AES, notamment pour renforcer la lutte antiterroriste. L’ambassadeur Martynov a souligné l’importance d’un dialogue constructif entre la Confédération et la CEDEAO afin de stabiliser la sous-région et d’assurer un cadre sécuritaire durable pour l’Afrique de l’Ouest.
De son côté, le ministre Traoré a révélé que le Burkina Faso élabore une feuille de route détaillée pour sa présidence de l’AES. Elle précisera les axes prioritaires de coopération avec les États membres, en particulier le Mali et le Niger, et définira les relations avec les organisations régionales et internationales.
Cette rencontre AES-Russie, annoncée comme un sommet stratégique, pourrait marquer un tournant dans les relations entre le Sahel et Moscou, renforçant à la fois les liens économiques, diplomatiques et sécuritaires, et offrant à la Confédération une voix plus forte sur la scène internationale.
La Rédaction

