La Mauritanie s’apprête à franchir un cap industriel décisif. À l’horizon 2026, le pays accueillera la plus grande usine de transformation d’acier de toute la région ouest-africaine. C’est ce qu’a annoncé Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, président de l’Union nationale du patronat mauritanien, lors de l’ouverture de la deuxième édition de l’Expo Mauritanie 2025 à Nouakchott.
D’un coût total de 60 milliards d’ouguiyas (environ 1,5 milliard d’euros), ce projet d’envergure sera entièrement financé par des investisseurs privés mauritaniens. La pose de la première pierre est prévue pour la fin juin 2025, et l’inauguration officielle interviendra symboliquement le 28 novembre 2026, jour de la fête de l’indépendance nationale.
Selon Ould Cheikh Ahmed, cette usine marquera un tournant stratégique dans l’industrialisation du pays, en renforçant la valeur ajoutée locale autour de l’une de ses principales ressources : le minerai de fer. Ce chantier industriel accompagnera d’ailleurs une montée en puissance de la Société nationale industrielle et minière (SNIM), dont la production devrait bondir de 14 millions de tonnes à 45 millions de tonnes d’ici 2031.
Outre ses ambitions économiques, ce projet pourrait contribuer à l’ancrage industriel de la Mauritanie, en stimulant l’emploi, en développant les infrastructures et en favorisant l’intégration sous-régionale. Un signal fort envoyé par Nouakchott dans un contexte régional en quête de souveraineté économique.
La Rédaction

