À partir de lundi, la capitale ghanéenne deviendra l’épicentre des luttes sociales africaines. Dirigeants de mouvements citoyens, intellectuels, bailleurs de fonds et artistes convergeront vers Accra pour participer au “Baraza”, un grand forum continental inspiré des assemblées communautaires d’Afrique de l’Est, bien avant l’ombre coloniale.
Durant trois jours, les participants discuteront des stratégies à adopter face aux urgences sociales qui secouent le continent : inégalités criantes, exclusion systémique, divisions croissantes et crises environnementales sans précédent. Dans un contexte où les tensions géopolitiques fragilisent les équilibres internes, cette édition du Baraza placée sous le thème “Le pouvoir des mouvements” vise à faire émerger des réponses africaines, construites à partir du terrain et portées par ceux qui en subissent les effets.
L’initiative est soutenue notamment par TrustAfrica et le Centre ghanéen pour le développement démocratique, deux piliers de la société civile sur le continent. Elle se veut un lieu de dialogue, de réflexion, mais aussi d’action : créer des alliances durables, harmoniser les priorités, et bâtir des passerelles entre acteurs sociaux et bailleurs de fonds. Une ambition assumée de réconcilier militantisme et durabilité.
Mais le Baraza ne sera pas qu’un sommet d’experts. Il célébrera également la créativité des mouvements sociaux africains avec des performances artistiques, visuelles, musicales et poétiques, et un concert baptisé “One Africa” pour clôturer les débats dans une atmosphère de solidarité continentale.
Dans un continent traversé par des secousses démocratiques, économiques et sociales, ce rassemblement sonne comme un appel collectif à reconstruire, depuis les marges, une nouvelle architecture politique et sociale.
La Rédaction

