Le Salon international du livre d’Abidjan (SILA), rendez-vous majeur du monde littéraire africain, accueille cette année une délégation caribéenne comme invitée d’honneur. La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Haïti sont au cœur de cette 15ᵉ édition, qui se tient du 6 au 10 mai 2025, sous le thème évocateur : « Livre, racines ».
Parmi les participants, des auteurs, artistes, musiciens, élus et entrepreneurs de Guadeloupe ont fait le déplacement. Ensemble, ils représentent la diversité et la richesse culturelle de leurs territoires à travers un stand commun. L’archipel se distingue ainsi par sa présence active dans les rencontres, les débats et les prestations artistiques.
Le Salon, devenu un temps fort du calendrier culturel ivoirien, réunit cette année 27 pays. La présence des territoires caribéens y est particulièrement remarquée. Lors de la cérémonie d’ouverture, Jean-Claude Nelson, président de la commission Culture de la Région Guadeloupe, a salué la chaleur de l’accueil ivoirien et souligné l’importance de ce dialogue littéraire entre les rives de l’Atlantique. Son intervention, en présence du Premier ministre ivoirien, de la ministre de la Culture Françoise Remarck, et de Christiane Taubira, a rappelé les liens profonds qui unissent les peuples caribéens et africains.
Le SILA 2025 est aussi l’occasion pour les talents guadeloupéens de briller sur la scène internationale. La chorégraphe et auteure Raymonde Pater-Torin y présente notamment son roman « Soukou Nyanmé – Po kaché, Po sakré », paru en 2022. Elle est accompagnée par l’équipe de Une Voix… Une Histoire, un projet de valorisation de la littérature caribéenne à travers des livres audio disponibles en ligne.
L’événement a également donné lieu à des prestations musicales, avec des chants en créole guadeloupéen interprétés devant un public conquis. L’accueil chaleureux de l’association des Antillo-Guyanais de Côte d’Ivoire souligne une fois de plus la portée symbolique de cette rencontre entre continents, autour des mots, des récits et des mémoires.
À Abidjan, la Caraïbe ne se contente pas d’être visible : elle dialogue, partage et s’impose comme une force littéraire singulière et vivante.
La Rédaction

