Dans un contexte où les effets du dérèglement climatique se multiplient, le Togo accélère la réflexion autour des solutions énergétiques durables, à l’intersection des enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
Au Togo, les enjeux climatiques dépassent désormais le seul cadre environnemental pour s’imposer comme un facteur structurant des politiques de développement. Entre vulnérabilités accrues, contraintes de financement et recherche de solutions durables, les énergies renouvelables apparaissent de plus en plus comme un instrument central d’adaptation et de transformation socio-économique.
Une réponse multisectorielle face à une urgence climatique
Face à cette dynamique, les acteurs des énergies renouvelables, les organisations de la société civile, les autorités publiques ainsi que les partenaires techniques multiplient les initiatives afin de limiter les effets du changement climatique et d’accélérer la transition énergétique.
Lors d’un panel tenu dans le cadre de la Semaine de l’Énergie à Lomé, les échanges ont mis en lumière les principaux obstacles à la mise en œuvre des solutions climatiques, au premier rang desquels figure la question du financement.
Le financement, principal verrou de la transition énergétique
“Pour réussir le pari de l’adaptation au changement climatique, il faut surpasser les défis qui freinent les actions sur le terrain. Prioritairement le problème du financement. Il nous faut un accès au financement et la collaboration avec la partie étatique pour qu’ensemble les solutions énergétiques verte soit accessible à tous”, a déclaré Aristide Azumah, Directeur général de la société Sun King au Togo.
Il intervenait lors d’un panel consacré au thème « Réchauffement climatique et solutions énergétiques », organisé à l’occasion de la première journée de la Semaine de l’Énergie initiée à Lomé par la Synergie des acteurs des énergies renouvelables (SAER-Togo).
État des lieux et stratégies d’adaptation
Les discussions ont permis de dresser un état des lieux des impacts du changement climatique sur le territoire togolais, tout en mettant en avant les pistes d’adaptation envisagées par les différents acteurs.
Au niveau gouvernemental, plusieurs dispositifs sont déjà en cours de déploiement, notamment le Plan national d’adaptation au changement climatique, piloté par le ministère de l’Environnement.
Ce programme prévoit entre autres des actions de reboisement, de restauration des écosystèmes dégradés et de régénération du couvert végétal, dans une logique de résilience environnementale à long terme.
Le rôle des partenaires et de la société civile
Dans la mise en œuvre de ces politiques, les partenaires techniques et financiers jouent un rôle d’appui important. L’Union européenne accompagne notamment plusieurs initiatives visant à renforcer les capacités d’adaptation et à promouvoir les solutions énergétiques propres.
Parallèlement, les organisations de la société civile, à l’image de l’ONG JVE Togo, développent des approches centrées sur l’agroécologie et la diffusion de pratiques agricoles durables auprès des communautés rurales.
Ces initiatives s’accompagnent également de la promotion des foyers améliorés, destinés à réduire la consommation de bois-énergie et à limiter la pression sur les ressources forestières.
Vers une structuration accrue du secteur
À l’issue des échanges, les différents intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer l’organisation du secteur des énergies renouvelables afin d’en faire un véritable levier de développement économique.
Au-delà des réponses techniques, les acteurs plaident pour une structuration plus cohérente des initiatives, afin de permettre aux énergies renouvelables de jouer pleinement leur rôle dans la transformation socio-économique du Togo.
La Rédaction

