Le gouvernement togolais a procédé à un ajustement des prix des produits pétroliers à la pompe. Si cette augmentation reste contenue et reflète la volonté de l’État de préserver le pouvoir d’achat, l’Association togolaise des consommateurs (ATC) invite les autorités à la vigilance et préconise des mesures d’accompagnement pour les ménages les plus modestes.
Cette réévaluation, qualifiée de modérée par les observateurs économiques, témoigne de l’efficacité des amortisseurs étatiques. En maintenant une grande partie des subventions pétrolières — un effort qui se chiffre en milliards de francs CFA chaque année —, Lomé est parvenu à éviter un choc brutal pour les usagers, contrairement à d’autres pays de la sous-région.
Pour l’ATC, la mesure intervient dans un secteur particulièrement sensible.
L’organisation craint par ailleurs que les transporteurs routiers et les exploitants de taxis n’utilisent ce contexte pour augmenter de manière disproportionnée le coût des trajets, entraînant par effet d’entraînement une hausse artificielle des produits de première nécessité.
C’est tout l’enjeu des prochains mois pour l’exécutif : réussir cet arbitrage budgétaire délicat, visant à assainir les finances publiques sans fragiliser le panier de la ménagère.
La Rédaction

