À Kara, cité des collines et des silences habités, la mémoire a pris corps. Le Togo s’est souvenu. Dans une ferveur populaire rare, la « Chasse Gnassingbé Eyadéma » a transcendé, cette année encore, le simple cadre d’un rite ancestral pour devenir un acte d’unité nationale.
Au cœur de cette édition 2025, marquée par une foule dense et un décor aux couleurs de la République, la présence du président Faure Essozimna Gnassingbé a conféré à l’événement une profondeur particulière. Lui, fils d’un chasseur devenu père de la Nation, a veillé avec gravité et noblesse sur cette cérémonie, devenue un haut-lieu de transmission, d’hommage et d’élévation.

Un hommage vivant à l’héritage du Général Eyadéma
Inscrite dans la commémoration du 20e anniversaire du rappel à Dieu du feu président Gnassingbé Eyadéma, cette célébration n’a rien perdu de sa densité symbolique. Elle a honoré l’homme d’action, le chasseur légendaire, mais surtout le fondateur d’une mémoire nationale qui continue d’irriguer les consciences.
Par la danse, les chants, les gestes rituels, les dix-sept groupes de chasseurs traditionnels venus de toutes les régions du pays ont reconstruit, l’espace d’un après-midi, le récit d’une nation enracinée et fière. Des plateaux du Sud aux savanes du Nord, la culture togolaise s’est donnée à voir dans toute sa richesse, sa diversité, sa force.
Le président Faure Gnassingbé, gardien d’une mémoire vivante
Plus qu’un spectateur, Faure Essozimna Gnassingbé fut l’âme vivante de cette journée. En véritable dépositaire d’une tradition héritée, il a su, par sa simple présence et ses gestes de reconnaissance envers les troupes folkloriques, incarner la continuité de l’État et la fidélité aux valeurs qui ont façonné le Togo moderne.
Madame le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, les membres du gouvernement, les parlementaires, les autorités administratives, militaires et religieuses, tous ont répondu présents. Mais c’est autour du président de la République que le peuple s’est rassemblé, dans une ferveur populaire et un bain de foule aussi dense que spontané.
Une fête de l’identité et de la cohésion

Ce moment fort s’est déroulé sur l’esplanade du Palais des congrès de Kara, transformée pour l’occasion en un sanctuaire de mémoire vivante. Chaque groupe de chasseurs, à travers ses rythmes, ses costumes, ses armes traditionnelles et ses danses de combat, a rappelé que la chasse, dans la culture togolaise, est bien plus qu’un acte de subsistance. C’est une discipline, un honneur, une voie de sagesse et de courage.
De Pya à Bè, de Kolina à Tandjouaré, de Tchamba à Badja, les représentations régionales ont rivalisé de maîtrise et d’ardeur, saluées par les applaudissements du public et les signes d’approbation du président de la République. L’unité du pays s’est matérialisée dans les gestes synchrones des groupes, dans les refrains portés par les tambours, dans la joie partagée d’un peuple rassemblé.
Le souffle des ancêtres pour éclairer l’avenir
Cette édition 2025 aura été une leçon de transmission. Elle rappelle à la jeunesse togolaise que l’avenir se construit sur l’écoute des racines. Et si la modernité progresse, c’est bien sur le socle de valeurs solides : respect des anciens, attachement à la terre, à la parole donnée, à l’esprit de groupe.

En quittant les lieux au terme d’une cérémonie dense et vibrante, le président Faure Gnassingbé a reçu une ovation ininterrompue. Car ce jour-là, à Kara, ce n’est pas seulement un chef d’État qui assistait à une fête traditionnelle. C’est un fils qui honorait la mémoire du père, un guide qui confirmait son attachement indéfectible à l’histoire, à la tradition, à l’unité nationale.
C’est L’ÉVIDENTE histoire de nos us et coutumes sublimés
La Rédaction

