L’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, a été la cible dimanche d’une nouvelle opération menée par drones, selon les autorités congolaises. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir intercepté les engins avant qu’ils ne causent des dégâts majeurs. Aucun blessé n’a été signalé.
D’après des sources provinciales, l’attaque s’est produite en plusieurs temps, en pleine après-midi, alors que la plateforme connaissait une forte affluence. L’un des épisodes les plus sensibles serait intervenu au moment où un appareil commercial s’alignait pour l’atterrissage, augmentant le niveau d’alerte autour des installations.
Kinshasa attribue cette action au mouvement rebelle AFC/M23, actif dans l’est du pays, et évoque un appui extérieur rwandais — une accusation récurrente dans ce conflit régional complexe. Cette frappe marque la deuxième tentative contre Bangboka en quelques semaines, signe d’une pression accrue sur les infrastructures stratégiques.
Situé dans la province de la Tshopo, l’aéroport de Kisangani occupe une position clé. Outre les liaisons civiles, il constitue un point logistique important pour les opérations sécuritaires menées dans les zones de combats. Sa configuration mixte, civile et militaire, renforce sa valeur tactique mais expose également les usagers à des risques supplémentaires.
L’usage de drones dans cette séquence illustre une transformation du théâtre d’opérations à l’est de la RDC, où les affrontements directs s’accompagnent désormais de frappes technologiques ciblant des points névralgiques. Cette évolution pose la question de la protection des infrastructures civiles dans un conflit qui s’enlise.
La Rédaction

