Au cœur de la région Centrale, Blitta se prépare à devenir un véritable hub logistique. À Agbandi, sur 1 416 hectares, un port sec ambitieux est en projet, destiné à fluidifier le transit des marchandises et à désengorger le Port autonome de Lomé (PAL).
Sur le terrain, les équipes réalisent des relevés topographiques minutieux pour sécuriser chaque parcelle. Ces travaux préparatoires, invisibles mais essentiels, annoncent l’émergence d’une infrastructure capable de transformer les flux commerciaux et de rapprocher la logistique des zones de production.
L’enjeu est majeur : augmenter les cadences de traitement des navires, réduire les temps d’attente et transférer certaines opérations hors du port principal. « Ce projet va changer la donne pour notre région et pour tout le pays », souligne un responsable du PAL, rappelant que des initiatives similaires sont prévues à Cinkassé, dans le nord du Togo.
Blitta s’inscrit dans la continuité de projets déjà opérationnels, comme le port sec d’Adétikopé, à 30 km au nord de Lomé. Depuis 2021, cette plateforme de plus de 20 hectares assure le stockage et le transfert des conteneurs vers l’hinterland, offrant un exemple concret des bénéfices attendus.
Le nouveau port sec n’est pas seulement une infrastructure : c’est une impulsion économique pour toute la région. Création d’emplois, développement des routes et attractivité des zones industrielles devraient suivre, renforçant le rôle du Togo comme hub logistique régional.
En misant sur ces ports secs, le pays entend moderniser ses infrastructures, fluidifier le commerce et rapprocher les services portuaires de ceux qui produisent et consomment, faisant de Blitta un pivot stratégique de la logistique nationale.
La Rédaction

