Le programme ISAVET, inscrit dans l’approche « Une seule santé », vise à améliorer la détection précoce des maladies animales transmissibles à l’homme.
Un dispositif renforcé face aux risques sanitaires
Le Togo intensifie ses efforts en matière de surveillance épidémiologique animale. Avec le soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le pays met en œuvre le programme ISAVET, intégré à l’approche « Une seule santé », qui relie santé humaine, animale et environnementale.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de maladies animales et le risque de transmission à l’homme.
Une réponse aux failles du système de surveillance
Le dispositif répond à plusieurs défis, notamment la faiblesse des services vétérinaires et la récurrence de pathologies comme la peste des petits ruminants ou la maladie de Newcastle.
L’objectif est de former des professionnels capables de détecter rapidement les foyers épidémiques, afin de permettre une intervention coordonnée entre vétérinaires et acteurs de la santé publique.
Détection précoce et intervention rapide
Le programme ISAVET mise sur le renforcement des compétences techniques des acteurs de terrain pour améliorer la surveillance en temps réel des maladies animales et zoonotiques.
Cette approche vise à réduire les délais de réaction et à limiter les risques de propagation, notamment dans les zones rurales où la surveillance sanitaire reste plus complexe.
Une approche intégrée de la santé
Pour la FAO, cette stratégie illustre les enseignements tirés de la crise du Covid-19. Selon Oyétoundé Djiwa, chargé de bureau de l’organisation à Lomé, la gestion des risques sanitaires impose une coopération étroite entre plusieurs secteurs.
L’approche « Une seule santé » repose ainsi sur une coordination entre agriculture, santé humaine et environnement, afin de mieux anticiper les crises sanitaires futures.
La Rédaction

