Alors que les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 entrent dans une phase décisive, le Togo se prépare à affronter deux rivaux aux profils contrastés lors de la trêve internationale de mars. Les Éperviers devront d’abord recevoir la Mauritanie, le 22 mars 2025 à Lomé, avant de se déplacer au Sénégal trois jours plus tard. Des rencontres à haut risque pour une équipe actuellement en retard au classement.
Un calendrier serré pour relancer la machine
La Fédération Togolaise de Football (FTF) a officialisé les détails de ces deux matchs : le stade de Kégué, à Lomé, accueillera la confrontation contre la Mauritanie à 16h GMT. Les coéquipiers de Kodjo Fo-Doh Laba, attaquant phare du groupe, devront ensuite se rendre à Diamniadio, près de Dakar, pour affronter les Lions de la Teranga le 25 mars à 21h GMT. Ce déplacement vers le Sénégal, finaliste de la dernière CAN, s’annonce particulièrement périlleux.
Avec seulement trois points glanés en quatre journées, le Togo occupe une modeste 4ᵉ place du groupe B, loin derrière le Soudan, leader inattendu avec 10 points, et le Sénégal, vice-leader avec 8 unités. La Mauritanie, bon dernier sans victoire, représente donc une cible prioritaire pour les hommes de l’entraîneur Nibombé Daré. « Ces deux matchs sont une opportunité de reprendre espoir, mais il faudra une parfaite concentration », a souligné un membre du staff togolais sous anonymat.
Un duel à domicile sous pression
La rencontre face à la Mauritanie à Lomé est érigée en test de crédibilité. Les Éperviers, privés de marge d’erreur, devront capitaliser sur leur statut de favori pour s’imposer devant leur public. Un échec scellerait quasiment leur élimination, alors qu’une victoire pourrait les propulser vers le haut du classement, à condition que d’autres résultats leur soient favorables.
Mais le véritable défi interviendra trois jours plus tard face au Sénégal, finaliste du dernier Mondial des moins de 20 ans et porté par une génération talentueuse. Le stade Abdoulaye Wade, où les Lions n’ont concédé qu’une défaite en cinq ans, constitue un piège redoutable. Les Togolais, souvent fragiles en déplacement, devront surmonter une pression tactique et psychologique pour espérer arracher un résultat positif.
La dernière chance des Éperviers ?
Ces deux rencontres marquent un tournant pour le Togo, qui n’a plus participé à une Coupe du Monde depuis 2006. Alors que le Mondial 2026 élargi à 48 équipes offre théoriquement plus de places à l’Afrique (9 directes + 1 en barrage), l’équipe togolaise ne peut plus se permettre de faux pas. Les observateurs locaux pointent notamment des lacunes défensives (8 buts encaissés en 4 matchs) et un manque de profondeur dans l’effectif.
Si la qualification semble déjà compromise pour certains, une victoire contre la Mauritanie et un exploit au Sénégal pourraient relancer les ambitions. Reste à savoir si le collectif, renforcé par le retour de joueurs expatriés, parviendra à transformer l’essai. En cas d’échec, le Togo devra se contenter de préparer l’après-2026, avec l’espoir de reconstruire une équipe compétitive pour les prochains cycles.
La Rédaction

