Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a lancé un vibrant appel à l’appui international pour protéger 162 sites écologiquement stratégiques sur le continent africain, soulignant que l’insuffisance des financements et des ressources menace gravement la biodiversité et les initiatives de conservation.
S’exprimant lundi soir à l’occasion du lancement du Partenariat Africa Keystone, en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Ramaphosa a présenté cette initiative comme un modèle ambitieux de coopération régionale, d’intégration écologique et de développement durable.
« La réussite de ces parcs repose sur un leadership africain et sur des retombées directes pour les communautés locales », a-t-il affirmé. « Nous devons nous engager collectivement à préserver notre patrimoine naturel pour aujourd’hui et pour les générations futures. »
Le Partenariat Africa Keystone, fruit d’une collaboration entre l’International Conservation Caucus Foundation, la Rob Walton Foundation et l’African Wildlife Foundation, bénéficie du soutien bipartisan des parlementaires américains. Il vise à mobiliser des financements et un accompagnement technique pour 162 zones protégées sélectionnées pour leur rôle crucial dans la connectivité écologique, la résilience environnementale et la valeur irremplaçable de leurs écosystèmes.
Malgré l’existence de soutiens pour certains sites, notamment via l’ONG African Parks, la majorité des zones protégées restent confrontées à de sévères carences financières et organisationnelles.

Ramaphosa a également mis en avant le rôle pionnier de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dans la conservation transfrontalière. Le Programme des aires de conservation transfrontalières a permis la création de corridors pour la faune, favorisant la mobilité des espèces, stimulant le tourisme durable et renforçant l’autonomie économique des populations locales à travers des projets de conservation.
« Nous devons poursuivre ce modèle intégré, où conservation et développement avancent main dans la main, pour le bénéfice de nos habitants, de nos écosystèmes et des générations à venir », a-t-il insisté.
L’initiative Africa Keystone ambitionne d’attirer de nouveaux investissements pour améliorer les infrastructures de conservation, soutenir la gestion communautaire et renforcer la résilience climatique à travers l’Afrique.
La Rédaction

