À trois jours de la présidentielle au Gabon, prévue le 12 avril 2025, la crise énergétique et l’accès à l’eau sont au cœur des préoccupations. Après plus d’un an de délestages fréquents et de pénuries d’eau, les Gabonais attendent des solutions concrètes pour résoudre ces problèmes qui affectent leur quotidien. À l’approche du scrutin, les candidats à la présidentielle se retrouvent dans une position délicate, où la gestion de ces crises pourrait bien déterminer leur avenir politique.
Depuis août 2023, les coupures d’électricité sont devenues un phénomène récurrent, paralysant des secteurs entiers et générant mécontentement et frustration. Le gouvernement de transition a signé plusieurs accords pour améliorer la situation, notamment avec la société turque Karpowership, qui devrait fournir 70 mégawatts d’électricité par mois. Toutefois, ces initiatives semblent encore insuffisantes face à une demande croissante et à des infrastructures vieillissantes.
L’accès à l’eau potable est un autre défi majeur. Malgré les efforts de réhabilitation des infrastructures hydrauliques et de développement de nouvelles sources d’approvisionnement, de nombreuses régions restent privées d’eau ou en subissent des coupures régulières. Les habitants des quartiers périphériques de Libreville, ainsi que des zones rurales, sont particulièrement touchés par cette crise, ce qui renforce leur frustration vis-à-vis des autorités.
Les électeurs, confrontés à ces difficultés quotidiennes, attendent des candidats des solutions tangibles. Les programmes électoraux abordent principalement ces deux enjeux : l’amélioration de l’approvisionnement énergétique et la résolution des problèmes d’accès à l’eau. Mais la question reste : qui, parmi les prétendants à la présidence, saura apporter des réponses concrètes et durables à ces crises multiples ?
À seulement trois jours du vote, ces questions prennent une ampleur particulière. Les électeurs ne cherchent pas seulement des promesses, mais des engagements clairs sur la gestion des ressources essentielles à leur survie. Le choix des Gabonais pourrait donc dépendre de la capacité des candidats à transformer ces défis en opportunités de développement durable pour le pays.
La présidentielle de 2025 pourrait bien marquer un tournant, où l’avenir énergétique et hydrique du Gabon sera déterminant pour la stabilité politique et économique du pays.
La Rédaction

