Après deux mois de blocage, l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont trouvé mardi, au Caire, un accord sous médiation égyptienne. Ce nouveau cadre permet le retour des inspecteurs de l’agence et vise à rétablir une confiance largement ébranlée par les tensions régionales.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, ont signé un protocole fixant les modalités de la reprise des inspections suspendues depuis juin. Téhéran avait interrompu toute coopération après les frappes israéliennes et américaines contre ses installations nucléaires, dénonçant l’absence de condamnation internationale.
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Le texte prévoit un accès élargi des inspecteurs et plus de transparence sur les activités d’enrichissement d’uranium. « Cet accord reflète les exigences sécuritaires de l’Iran et les besoins techniques de l’agence », a déclaré la diplomatie iranienne. Pour Rafael Grossi, il s’agit d’« un pas important dans la bonne direction », même si des interrogations persistent.
Le rôle de médiateur de l’Égypte a été décisif. Le chef de la diplomatie, Badr Abdelatty, a présenté ce compromis comme « un message d’espoir à la communauté internationale », plaidant pour des solutions diplomatiques « loin de la logique de la force ». Dans la soirée, le président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu les deux délégations, confirmant l’implication du Caire dans la relance du dialogue.
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Cet accord intervient alors que la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont déclenché fin août le mécanisme de « snapback », menaçant de rétablir les sanctions de l’ONU si Téhéran viole ses engagements de l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA). Fragilisé depuis le retrait américain décidé par Donald Trump en 2018, le JCPOA reste au cœur des tensions entre l’Iran et les puissances occidentales.
Pour l’Iran, l’accord du Caire représente une ouverture prudente. Abbas Araghchi a toutefois averti que toute « action hostile », comme un retour aux anciennes résolutions du Conseil de sécurité, mettrait fin à cette coopération. Dans un Proche-Orient marqué par l’escalade militaire et diplomatique, ce compromis est perçu comme un répit fragile, mais indispensable pour maintenir un canal de discussion.
La Rédaction

