La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a fermement condamné l’attaque qui a coûté la vie à au moins 52 civils dans les territoires de Beni et de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
Selon les autorités congolaises, cette nouvelle tuerie est attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé d’origine ougandaise ayant prêté allégeance à l’organisation terroriste État islamique. Depuis juillet, ces milices mènent une vague d’assauts meurtriers, accentuant le climat d’insécurité dans la région.
Une menace persistante des ADF
Le chercheur congolais Nicaise Kibel Bel a expliqué que les ADF disposent d’« une intelligence prévisionnelle, notamment dans le contrôle des renseignements », leur permettant de prendre de court les forces armées congolaises. Cette capacité stratégique complique les opérations militaires et accentue la vulnérabilité des populations locales.
Face à cette attaque, la MONUSCO a annoncé un renforcement de son soutien aux autorités congolaises pour protéger les civils et contenir la menace.
Un contexte régional explosif
Ce massacre intervient alors que la région du Nord-Kivu est déjà marquée par un autre conflit : l’affrontement entre l’armée congolaise et le mouvement rebelle M23. Malgré plusieurs traités de paix signés ces derniers mois, les hostilités persistent.
Un accord de paix permanent entre Kinshasa et le M23 devait être signé avant le 18 août, mais aucune annonce n’a été faite à ce jour, laissant planer l’incertitude sur l’avenir de la stabilité dans l’Est congolais.
La Rédaction

