Beyrouth, 15 août 2025 – Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a adressé un avertissement sans équivoque au gouvernement libanais, déclarant que toute tentative de confrontation ou d’alignement avec Israël pourrait entraîner « la fin de la vie » au Liban. Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires au pays du cèdre.
Une décision gouvernementale contestée
Le 5 août 2025, le gouvernement libanais a annoncé une mesure visant à restreindre l’accès aux armes de groupes non étatiques, y compris le Hezbollah, sous la pression des États-Unis et d’autres acteurs internationaux. Cette décision a été perçue par le Hezbollah comme une attaque contre sa capacité défensive, en pleine période de tension avec Israël.
Naïm Qassem a dénoncé cette décision en déclarant qu’elle « revient à faciliter le meurtre des résistants et de leurs familles et à les chasser de leurs maisons ». Selon lui, « il aurait été plus judicieux que le gouvernement commence par expulser Israël, mais ce gouvernement exécute une décision américaine et sert le projet israélien, qu’il en ait conscience ou non ».
La défense comme priorité
Le Hezbollah considère ses armes comme essentielles pour protéger la souveraineté nationale libanaise face aux agressions israéliennes. Naïm Qassem a réaffirmé que le mouvement ne remettra pas ses armes tant que ce qu’il qualifie d’agression israélienne se poursuivra.
Il a également critiqué la réaction favorable d’Israël à la décision libanaise, rappelant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait félicité le gouvernement, ce qui selon lui soulève des questions sur les véritables intentions de cette politique.
Des tensions croissantes
Cette situation reflète les tensions persistantes au Liban entre la volonté de souveraineté nationale et les pressions internationales visant à désarmer des groupes armés non étatiques. Le Hezbollah, fortement soutenu par l’Iran, continue de jouer un rôle clé dans la politique libanaise et dans la résistance contre Israël. Pendant ce temps, le gouvernement tente de renforcer son autorité et de répondre aux attentes de la communauté internationale.
Le climat reste volatile et la stabilité du Liban pourrait être fortement affectée si les tensions entre le gouvernement et le Hezbollah s’aggravent.
La Rédaction

