Peter Obi, ancien gouverneur de l’État d’Anambra et candidat du Parti travailliste lors de la présidentielle de 2023 au Nigeria, a annoncé officiellement son intention de se présenter à nouveau en 2027. Lors d’un échange avec ses partisans sur X (anciennement Twitter), il a déclaré qu’il briguerait le pouvoir pour un mandat unique de quatre ans, avec pour priorité de redresser un pays en crise. Il a insisté sur la nécessité d’un projet collectif crédible pour sortir le Nigeria de l’instabilité et a mis en garde contre toute tentative de coalition politique sans vision claire : « Si la coalition ne vise pas à stopper les massacres au Bénoué, au Zamfara, à relancer notre économie et à nourrir les Nigérians, comptez sans moi. »
Aucun accord avec Atiku Abubakar
Face aux rumeurs persistantes sur une possible alliance avec l’ancien vice-président Atiku Abubakar, Peter Obi a été catégorique : aucune entente n’a été conclue. Il reconnaît toutefois participer à des discussions avec d’autres forces politiques, mais uniquement dans le but de construire un front patriotique, aligné sur des objectifs concrets de gouvernance et de justice sociale.
Une gouvernance fondée sur l’éthique et l’action
Peter Obi promet une approche nouvelle s’il accède au pouvoir. Il s’engage à restaurer la stabilité nationale en moins de deux ans et à concentrer les 100 premiers jours de sa présidence sur trois priorités majeures : la sécurité, l’éducation et la lutte contre la pauvreté. Il souhaite mettre fin au gaspillage des ressources publiques, réduire le coût du fonctionnement de l’État et canaliser les fonds vers des secteurs clés. Il affirme que sa famille ne sera en aucun cas impliquée dans la gestion publique, promettant un gouvernement sobre et transparent.
Une attaque frontale contre Tinubu
Obi n’a pas épargné le président en exercice Bola Ahmed Tinubu, qu’il accuse d’inaction et de déconnexion. Il déplore que ce dernier n’ait jamais passé une nuit en dehors de Lagos depuis son arrivée au pouvoir, tout en prévoyant un séjour de dix jours à Sainte-Lucie, « un pays plus petit qu’Ajegunle », a-t-il ironisé. Pour Obi, cette attitude reflète un mépris flagrant pour les Nigérians, alors que certaines régions du pays, comme le Bénoué ou le Borno, continuent de faire face à des violences dramatiques.
Alternance politique et renouveau démocratique
Favorable à l’alternance entre le Nord et le Sud du pays, Peter Obi rappelle avoir déjà appliqué ce principe en tant que gouverneur. Il promet de renforcer la démocratie en interdisant aux élus de changer de parti en cours de mandat et en garantissant une véritable opposition politique. « Nous ferons les choses autrement en 2027, nos voix compteront et nous nous battrons pour qu’elles soient réellement prises en compte », affirme-t-il.
La Rédaction

