Le Royaume du Maroc et les États-Unis ont donné, lundi 12 mai à Agadir, le coup d’envoi officiel de l’exercice militaire multinational African Lion, désormais à sa 21ᵉ édition. Organisé jusqu’au 23 mai, cet événement majeur illustre la solidité des liens stratégiques entre Rabat et Washington.
La cérémonie d’ouverture, tenue au quartier général de la Zone Sud des Forces armées royales (FAR), a réuni une vingtaine de délégations militaires issues de pays partenaires. Elle a été coprésidée par le général de division Mohammed Benlouali, chef d’état-major de la Zone Sud, et le général de brigade Brian Cederman, commandant adjoint de la Southern European Task Force – Africa (SETAF-AFRICA).
Dans leurs allocutions, les deux généraux ont souligné l’importance de African Lion comme catalyseur de coopération militaire multilatérale et de réponse coordonnée aux défis sécuritaires transnationaux. Pour le général Benlouali, cet exercice reflète « la confiance partagée et l’excellence de la coopération stratégique entre le Maroc, les États-Unis et leurs partenaires ». Le général Cederman, quant à lui, a salué un « rendez-vous emblématique du renforcement des alliances pour la paix et la stabilité régionales ».
Les manœuvres se déroulent sur plusieurs sites clés du territoire marocain : Agadir, Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit. Elles intègrent un large éventail d’activités : simulations de postes de commandement, exercices de terrain à grande échelle, formations interarmées, entraînements tactiques conjoints, ainsi que des opérations de décontamination nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). Des campagnes médico-humanitaires sont également prévues, confirmant la dimension civilo-militaire de l’opération.
Considéré comme l’un des plus vastes exercices militaires sur le continent africain, African Lion vise à accroître l’interopérabilité des forces alliées, à renforcer leur capacité de réaction rapide face aux menaces asymétriques, et à consolider un socle de défense collective face aux tensions croissantes en Afrique du Nord, au Sahel et au-delà.
La Rédaction

