Le Cachemire brûle à nouveau. Vingt-six morts dans un attentat à Pahalgam, neuf frappes aériennes indiennes en représailles, au moins 19 civils pakistanais tués, des chasseurs abattus, un traité de l’eau suspendu. L’affrontement entre l’Inde et le Pakistan vient de franchir un nouveau seuil de danger, sur fond de terrorisme, de vengeance militaire et de rivalités nucléaires.
L’attentat qui a tout ravivé
Le 22 avril 2025, une attaque suicide frappe le site touristique de Pahalgam, dans la région du Cachemire indien. L’explosion vise un bus transportant des pèlerins hindous, faisant 26 morts. Rapidement, New Delhi accuse le groupe terroriste The Resistance Front, soupçonné d’être soutenu par le Pakistan. Islamabad rejette en bloc toute implication.
Mais l’heure n’est plus aux mots. Le 6 mai, l’Inde riposte par les airs dans le cadre de l’« Opération Sindoor », ciblant neuf emplacements jugés terroristes au Cachemire pakistanais. Objectif : éradiquer les bases de groupes extrémistes. Islamabad dénonce des attaques contre des infrastructures civiles, notamment une mosquée à Kotli.
Vers un engrenage militaire ?
La réaction du Pakistan ne tarde pas. L’armée affirme avoir abattu deux avions de chasse indiens et plusieurs drones, tout en déplorant des victimes civiles. Le Premier ministre Shehbaz Sharif parle d’un « acte de guerre » et annonce une riposte « totale et proportionnée ». La ligne de contrôle, déjà instable, devient un champ de tirs croisés.
La population, des deux côtés, vit désormais au rythme des sirènes d’alerte. Dans le Pendjab pakistanais, l’état d’urgence a été déclaré. L’Inde, de son côté, renforce ses dispositifs militaires dans le Jammu-et-Cachemire. Les échanges de tirs se multiplient, réveillant les vieux démons d’un conflit gelé, mais jamais éteint.
Une guerre de l’eau en préparation ?
Comme si les armes ne suffisaient pas, l’Inde franchit un autre seuil symbolique en suspendant le traité de l’Indus, conclu en 1960 sous médiation internationale. Ce traité garantissait au Pakistan l’accès à l’eau des rivières himalayennes, vitales pour son agriculture. En gelant ce pacte et en accélérant la construction de barrages, New Delhi transforme le conflit territorial en crise hydrique potentiellement explosive.
Islamabad y voit une menace existentielle. Sans accès à l’eau, c’est la sécurité alimentaire du pays qui vacille. Cette nouvelle tactique indienne, dénoncée par plusieurs ONG, pourrait ouvrir un front parallèle : celui d’une guerre écologique.
La communauté internationale sur le fil
Devant cette montée des tensions, les appels à la désescalade se multiplient. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle les deux puissances nucléaires à la retenue. Washington, Moscou, Pékin et Riyad tentent une médiation de l’ombre. Mais les mots peinent à éteindre la poudre.
Le spectre d’un affrontement ouvert entre deux puissances atomiques inquiète jusqu’au dernier diplomate. Et le temps presse : les prochaines 48 heures sont jugées critiques par les analystes militaires. Tout incident mal interprété pourrait précipiter l’irréparable.
La Rédaction

