Moins de trois mois après la confirmation des premiers cas, l’Ouganda tourne une page sanitaire majeure.
Le gouvernement ougandais a officiellement déclaré la fin de l’épidémie d’Ebola, ce 26 avril 2025, après avoir réussi à contenir la propagation du virus en un temps record. La première infection avait été confirmée dans la capitale, Kampala, le 30 janvier 2025, marquant le début d’une mobilisation nationale intense.
Au total, 14 cas ont été enregistrés – 12 confirmés et 2 probables – causant quatre décès. Dix patients sont parvenus à guérir. Le dernier malade a quitté l’hôpital le 15 mars 2025, déclenchant le compte à rebours de 42 jours imposé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour pouvoir annoncer la fin d’une épidémie.
Une réponse rapide et coordonnée
L’expérience acquise par l’Ouganda lors de précédentes crises sanitaires a joué un rôle déterminant. Dès les premières heures, le ministère de la Santé, avec le soutien de l’OMS et de ses partenaires, a mis en place des équipes d’intervention rapide, renforcé les systèmes de surveillance et intensifié les contrôles sanitaires aux frontières.
Plus de 1 500 échantillons ont été testés au cours de l’épidémie. Des équipes médicales d’urgence ont été déployées pour assurer la traque minutieuse des contacts, la sensibilisation des communautés et l’appui aux investigations épidémiologiques.
Un modèle pour la gestion des crises sanitaires
Cette réponse rapide et rigoureuse offre à l’Ouganda une reconnaissance supplémentaire dans le domaine de la gestion des épidémies en Afrique. Elle illustre l’importance d’une vigilance constante, d’une préparation structurée et d’une collaboration étroite entre les autorités sanitaires nationales et internationales.
Alors que l’épidémie appartient désormais au passé, l’Ouganda reste mobilisé pour renforcer ses systèmes de prévention et éviter toute résurgence du virus.
La Rédaction

