Le mouvement « Touche Pas à Ma Constitution » a exprimé, dans un communiqué publié le 17 janvier, son opposition à la possible adhésion du Togo à l’Alliance des États du Sahel (AES). Selon ses membres, cette perspective illustre une gouvernance déconnectée des préoccupations des citoyens et prise sans consultation publique.
Une adhésion potentielle jugée déconnectée des priorités nationales
Le mouvement estime que l’éventuelle adhésion à l’AES pourrait être une stratégie pour détourner l’attention des Togolais des véritables défis du pays. Il accuse le gouvernement de chercher à masquer les désordres liés aux récentes modifications constitutionnelles controversées.
« Les priorités des citoyens demeurent l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et à une vie digne. Une alliance diplomatique comme l’AES ne répond pas à ces besoins urgents », peut-on lire dans le communiqué.
Un discours souverainiste critiqué
Le mouvement critique également l’utilisation du sentiment anti-colonial pour promouvoir une telle initiative. Il reproche au régime de Faure Gnassingbé de se cacher derrière un discours sur la souveraineté nationale tout en restreignant les libertés publiques.
Le communiqué fait également état d’exemples récents de répression, tels que l’arrestation de Sokpo Honoré Sitchope pour la publication d’un poème critique sur les réseaux sociaux, qu’il qualifie de tentative d’intimidation à l’égard des voix dissidentes.
Appel à la vigilance citoyenne
« Touche Pas à Ma Constitution » appelle les Togolais à rester attentifs et à ne pas se laisser distraire par des initiatives qu’il considère comme des manœuvres politiques. Le mouvement insiste sur la nécessité de concentrer les efforts nationaux sur la satisfaction des besoins fondamentaux et le respect des droits de l’homme.
Enfin, le mouvement exhorte à poursuivre la lutte pour un État démocratique où la gouvernance se fait au service des citoyens et non au bénéfice d’une élite.
La Rédaction

