Depuis janvier 2025, les motos et tricycles sont interdits sur les principaux axes d’Abidjan. Cette mesure, prise par le ministère des Transports, vise à lutter contre les accidents de la route. Ces véhicules représentent 37 % des décès liés aux accidents, selon un rapport officiel.
Sécurité routière en priorité
Les autorités ont ciblé des zones stratégiques comme le boulevard Félix Houphouët-Boigny pour limiter les risques. En 2023, la Côte d’Ivoire a enregistré plus de 13 000 accidents corporels, causant 1 129 décès. Les motos et tricycles, essentiels pour de nombreux habitants, sont aussi connus pour ignorer les règles de circulation, notamment les feux tricolores.
Une interdiction qui divise
Si certains citoyens saluent cette initiative, espérant une réduction des accidents, d’autres la critiquent vivement. Des livreurs, comme Emmanuel Kacou, craignent des retards dus aux détours imposés. Les commerçants, eux, dépendent de ces engins pour transporter leurs marchandises.
Quelles alternatives ?
Des voix appellent à des solutions plus inclusives, comme des voies réservées. En attendant, les autorités intensifient les contrôles et prévoient des campagnes de sensibilisation. Le défi sera de concilier sécurité routière et besoins économiques, tout en atteignant l’objectif gouvernemental de réduire de 50 % les accidents d’ici 2030.
La Rédaction

