En Afrique, de nombreux pays sont plongés dans des guerres sans fin. Un exemple marquant est celui de la République démocratique du Congo (RDC), où le groupe rebelle M23 (Mouvement du 23-Mars) contrôle une grande partie de l’est du pays. Pierre Yeremian, président de l’ONG Inter Développement et Solidarités, explique que ce conflit est complexe et remonte au génocide rwandais, avec environ 150 groupes armés actifs.
Le M23 a été formé en 2012 par des soldats congolais en révolte contre le gouvernement. Ces anciens militaires, principalement tutsis, avaient intégré l’armée congolaise après un accord de paix en 2009. Insatisfaits de cet accord, ils ont repris les hostilités en 2021. Depuis mars 2022, ils se battent surtout dans la région du Nord-Kivu, provoquant des déplacements massifs de civils. Des atrocités, comme des massacres à Kishishe et Bambo, ont été rapportées.
L’impact de la guerre sur la vie quotidienne est énorme. Les prix des transports et des aliments augmentent, rendant la situation encore plus difficile pour les populations locales. En coopération avec une ONG britannique, l’organisation de Yeremian fournit des repas aux orphelins à Goma malgré ces défis. En Afrique de l’Ouest, l’islamisme militant représente une menace croissante. Des groupes islamistes ciblent les chrétiens et les musulmans modérés, entraînant la fermeture de milliers d’écoles au Burkina Faso. Ce pays a récemment subi une attaque djihadiste meurtrière qui a fait entre 300 et 400 victimes.
Au Soudan, les violences se poursuivent depuis avril 2023 entre factions militaires rivales, malgré un accord de paix censé protéger les civils. Les rapports font état d’atrocités graves, y compris des viols généralisés. Le Soudan du Sud fait face à des luttes internes similaires entre différentes tribus. En Éthiopie, bien que la guerre du Tigré ait pris fin, les violences continuent avec des groupes armés qui refusent de désarmer. La paix semble difficile à atteindre en raison des tensions ethniques persistantes.
La Rédaction

