Freeman Mbowe, figure centrale de l’opposition en Tanzanie et président du parti Chadema, a été remis en liberté sous caution, a annoncé son organisation politique. Cette décision intervient au lendemain de son arrestation, survenue à quelques jours des élections locales prévues mercredi.
Le parti a confirmé cette libération via un communiqué diffusé sur le réseau social X, précisant que Mbowe et plusieurs cadres de Chadema, détenus au commissariat de Vwawa, avaient été relâchés peu après minuit, heure locale.
L’arrestation avait suivi la dispersion musclée d’un rassemblement par la police, qui aurait utilisé des gaz lacrymogènes. Freeman Mbowe, s’adressant à la presse à sa sortie, a dénoncé des accusations qu’il qualifie de « sans fondement », relatives à une prétendue infraction au calendrier officiel de campagne. Il estime qu’il s’agit d’une « tentative intentionnelle de perturber » les activités prévues par son parti.
Malgré cette libération, plusieurs membres de Chadema restent aux mains des forces de l’ordre, selon le leader de l’opposition. Cette situation alimente les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par la contestation du parti contre l’exclusion jugée « arbitraire » de plusieurs de ses candidats pour les prochaines élections locales.
Ces scrutins sont perçus comme un test politique majeur avant l’élection présidentielle programmée pour 2025.
La Rédaction

