En décembre 2024, Casablanca, au Maroc, sera le point de convergence des principaux acteurs du secteur financier africain. Le quatrième Sommet de l’Industrie Financière Africaine (AFIS) promet de marquer un tournant dans la manière dont le continent aborde ses défis économiques. L’objectif est de repenser les fondements du secteur financier africain pour en faire un levier de croissance et de stabilité.
Cet événement, qui se tiendra les 9 et 10 décembre, réunira des personnalités influentes, parmi lesquelles des gouverneurs de banques centrales, des dirigeants de grandes institutions financières, ainsi que des experts de la fintech et des marchés financiers. Sous le slogan “Le temps de l’autonomie financière africaine”, le sommet visera à proposer des solutions concrètes pour renforcer le secteur financier africain, en particulier dans un contexte économique mondial incertain.
Plus de 30 discussions de haut niveau aborderont des sujets essentiels tels que la modernisation des infrastructures financières, l’extension des services bancaires numériques et l’intégration des économies informelles dans les systèmes financiers formels. Un autre point central sera la création de mécanismes favorisant l’accès au financement pour les projets locaux, en particulier dans les secteurs clés du développement économique.
L’édition 2024 mettra également en avant la nécessité de promouvoir des partenariats régionaux solides et de renforcer les régulations pour répondre aux besoins croissants du marché intérieur. Pour Amir Ben Yahmed, PDG de Jeune Afrique Media Group et président de l’AFIS, “l’Afrique doit se libérer des influences extérieures et créer une industrie financière auto-suffisante, capable de répondre aux enjeux du continent sans dépendre de forces extérieures”.
L’événement sera une plateforme de réflexion et de décision stratégique, destinée à poser les bases d’une réforme ambitieuse. “Exploiter pleinement le potentiel du secteur financier africain est essentiel pour garantir une prospérité durable pour le continent”, souligne Sérgio Pimenta, vice-président Afrique à la Société financière internationale (IFC).
Des figures majeures du secteur financier africain, comme Benedict Oramah (Afreximbank), Serge Ekué (BOAD) et Mohamed El Kettani (Attijariwafa Bank), participeront activement aux échanges. Ils incarneront le leadership nécessaire pour porter cette transformation.
Nadia Fettah Alaoui, ministre marocaine de l’Économie et des Finances, a exprimé la volonté du Maroc de jouer un rôle moteur dans ce processus de reconfiguration, en s’engageant à promouvoir une vision commune de l’inclusion financière et des partenariats renforcés à l’échelle panafricaine.
La Rédaction

