Au Québec, à partir du Mercredi 30 Octobre 2024, les personnes ayant un diagnostic de maladie grave ou incurable auront la possibilité de présenter une demande anticipée d’aide médicale à mourir.
Cette demande de certificat anticipé d’aide à mourir constitue le fait, pour un médecin ou une infirmière praticienne, de fournir ou d’administrer un médicament qui provoque intentionnellement le décès du patient à la demande de ce dernier. Une intiative mise en place afin d’atténuer les souffrances des personnes gravement malades . Sandra Demontigny, une quadragénaire , a reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer précoce, tout comme son père avant elle. Elle refuse de vivre la même fin d’existence que lui et réfléchit à sa demande d’aide à mourir . Elle affirme : « Moi, je ne veux pas devenir dépendante du fait qu’il y a une personne qui m’accompagne tout le temps. Je ne vois pas pour moi la plus-value que ç’a dans ma vie, surtout en sachant que cela va juste se détériorer ».
En 2009, le Québec a poursuivi ses réflexions avec la Commission sur l’évolution des soins de fin de vie. Depuis 2014, une loi québécoise prévoyait déjà l’aide à mourir pour les personnes en fin de vie.
Toutefois, il faut noter que la loi québécoise n’a pas obtenu l’approbation du gouvernement canadien. Cependant, cette pratique inquiète plusieurs médecins et infirmières praticiennes, théoriquement, ils pourraient être accuser de meurtre. « Ma crainte, c’est que vous ayez un groupe de religieux fanatiques, qui décident de se mobiliser pour poursuivre les médecins qui vont s’impliquer. Il faut que du côté des médecins, on ait une garantie qu’on sera défendu si jamais cela devait arriver. » a déclaré Alain Naud qui pratique souvent cette aide médicale à ses patients atteints de maladies incurables menant à l’inaptitude.
La Rédaction

