En 2023, l’Afrique a été particulièrement frappée par des catastrophes naturelles, subissant des pertes estimées à 132 milliards de dollars, soit 6,52 % du total mondial, qui s’élève à 202,65 milliards de dollars. Ce bilan met en lumière la vulnérabilité accrue du continent face aux aléas climatiques.
D’après le Global Natural Disaster Assessment Report 2023, l’Afrique a été le troisième continent le plus impacté, juste derrière l’Asie et l’Amérique du Sud. Ce rapport est une référence internationale, fournissant des données détaillées sur les pertes humaines et économiques causées par divers types de catastrophes.
Des pertes humaines et économiques considérables
En 2023, l’Afrique a enregistré 54 catastrophes majeures parmi les 326 événements recensés dans le monde, représentant 16,56 % du total. Sur le plan humain, le continent a été particulièrement touché, avec 21 304 décès, soit 24,64 % des 86 473 morts causés par des catastrophes naturelles à l’échelle mondiale. Parmi les vingt-et-un événements les plus meurtriers, huit ont eu lieu en Afrique, chacun entraînant plus de 100 victimes.
Trois pays africains ont particulièrement souffert. La République démocratique du Congo (RDC), avec sept événements majeurs, a déploré 3 086 décès, dont une grande partie lors des inondations de mai. Le Maroc et la Libye ont également connu des pertes humaines importantes, avec respectivement 2 946 et 12 352 décès. Le séisme d’Al Haouz au Maroc et les inondations de Derna en Libye ont été les événements les plus dévastateurs, classant ces pays parmi les cinq premiers au monde en termes de mortalité liée aux catastrophes naturelles en 2023.
Impact économique : un fardeau écrasant
Sur le plan économique, la Libye, le Maroc et le Malawi ont été les plus affectés en Afrique. La Libye a subi des pertes économiques estimées à 62 milliards de dollars, soit 13,55 % de son PIB, un chiffre qui la place en tête mondiale pour l’impact économique des catastrophes naturelles. Ces pertes massives sont attribuées à la tempête Daniel qui a provoqué des inondations majeures après la rupture de deux barrages. Le Maroc, avec des pertes atteignant 5,35 % de son PIB, et le Malawi, avec 3,85 %, figurent également parmi les dix pays les plus touchés.
Ces pertes économiques importantes mettent en péril le développement de ces nations, illustrant la fragilité des économies africaines face aux phénomènes météorologiques extrêmes, souvent amplifiés par le changement climatique.
Une réponse internationale urgente et nécessaire
Les données montrent que la plupart des pays en développement, notamment en Afrique, subissent des impacts économiques et humains plus sévères que les pays industrialisés. Face à cette situation, il est crucial d’agir collectivement pour renforcer la résilience des nations vulnérables. L’assistance internationale et des mesures proactives pour atténuer les effets des catastrophes naturelles deviennent indispensables pour briser le cycle de la destruction et du ralentissement économique.
Classement des pertes économiques en 2023 : Libye et Maroc en tête
Voici le classement des dix pays les plus touchés en pourcentage de pertes économiques directes en 2023 :
Pays Pourcentage de pertes économiques directes (%) Rang mondial
Libye 13,55 1er
Maroc 5,35 2ème
Malawi 3,85 3ème
Turquie 3,75 4ème
Myanmar 3,60 5ème
Haïti 2,07 6ème
Nouvelle-Zélande 1,89 7ème
Chili 0,92 8ème
Mexique 0,82 9ème
Italie 0,48 10ème
Ces chiffres soulignent la nécessité d’une coopération internationale pour protéger les pays les plus vulnérables et renforcer leur capacité à faire face aux futures catastrophes naturelles.
La Rédaction

