Depuis la détection du premier cas en septembre 2024, la Guinée a franchi un cap inquiétant dans la progression du mpox. Au total, 206 cas ont été confirmés à ce jour, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). La maladie, autrefois cantonnée à quelques pays d’Afrique centrale, s’étend désormais dans tout l’Ouest africain, faisant craindre une propagation plus large.
Un seul décès, mais des chiffres en hausse
Parmi les personnes infectées, 77 ont été hospitalisées, 58 sont guéries et 20 autres ont quitté l’hôpital contre avis médical, précise Sory Keira, responsable de la communication à l’ANSS. Un seul décès a été enregistré pour l’instant. Cependant, les autorités sanitaires restent vigilantes, car la ville de Dabola, située au centre du pays, est devenue un nouveau foyer actif.
Une maladie qui dépasse les frontières africaines
Le mpox, anciennement appelé variole du singe, est une infection virale caractérisée par une forte fièvre et des éruptions cutanées en forme de vésicules. Apparue pour la première fois en République démocratique du Congo en 1970, cette maladie a longtemps été circonscrite à l’Afrique. Mais depuis 2022, elle touche désormais l’Europe, l’Amérique et d’autres zones jusque-là épargnées.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le plus haut niveau d’alerte sanitaire en 2024, face à la propagation rapide du virus à l’échelle mondiale.
Des pays voisins également affectés
Le mpox ne s’arrête pas aux frontières guinéennes. La Sierra Leone, voisine, a enregistré 3.350 cas depuis janvier 2025, dont 16 décès, selon les chiffres officiels. Ce pays reste particulièrement sensible aux crises sanitaires : entre 2014 et 2016, l’épidémie d’Ebola y avait fait environ 4.000 morts, dont une part significative parmi les soignants.
Vers une réponse régionale renforcée ?
La résurgence du mpox dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ravive les souvenirs douloureux de l’épidémie d’Ebola et pose la question d’une coopération régionale en matière de santé publique. Alors que les campagnes de sensibilisation s’intensifient en Guinée, les experts plaident pour une surveillance accrue, une réponse communautaire coordonnée et un meilleur soutien logistique aux zones rurales comme Dabola.
La Rédaction

