La Mauritanie traverse une période difficile dans le secteur de l’éducation, surtout à cause d’une réforme adoptée en 2022. Cette loi rend l’inscription à l’école obligatoire dès six ans et prévoit que les écoles publiques prendront progressivement en charge l’enseignement primaire. Cela a provoqué une réaction des écoles privées entrainant une manifestation ce vendredi 11 octobre
La réforme vise à améliorer l’accès à l’éducation, mais elle inquiète beaucoup les écoles privées. Abdoulaye Cheikhou Traoré, enseignant à l’école privée Espérance de Nouakchott et membre du Syndicat des enseignants du secteur privé, affirme : « Petit à petit, les écoles privées vont disparaître. » Il trouve cela « injuste » et « discriminatoire », craignant que cela ne mène à une « ségrégation éducative ».
Le 11 octobre, une manifestation a eu lieu à Nouakchott, rassemblant environ une centaine de personnes selon les organisateurs. Les manifestants ont exprimé leur mécontentement face aux décisions du gouvernement qui menacent la diversité dans l’éducation. Traoré a expliqué que « dans les écoles nationales, il n’y a pas d’enseignement »
Les préoccupations ne touchent pas seulement les enseignants. Les parents d’élèves sont également inquiets pour l’avenir éducatif de leurs enfants. La réforme impose un enseignement principalement en langue arabe dans les écoles publiques, ce qui dérange certaines familles qui souhaitent avoir le choix notamment avec le français. « Nous ne sommes pas contre l’arabe, mais chacun doit pouvoir choisir ce qu’il apprend. » réaffirme Traoré
La Rédaction
Mauritanie. Les écoles Privées en voie de disparition
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