Le paludisme reste un fléau mondial majeur, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié jeudi. En 2024, la maladie a touché environ 282 millions de personnes et causé 610 000 décès à travers le monde, soulignant la persistance de cette urgence sanitaire.
L’Afrique, épicentre du paludisme
La République démocratique du Congo, le Mozambique, l’Éthiopie, le Nigeria et l’Ouganda concentrent plus de la moitié des cas. L’Afrique demeure ainsi la région la plus affectée, représentant 94 % des cas et 95 % des décès mondiaux. Les enfants paient le prix le plus lourd, avec 75 % des décès sur le continent, illustrant la vulnérabilité des plus jeunes face à cette maladie.
Prévention et vaccination : des avancées partielles
Malgré l’ampleur du problème, des progrès notables sont observés dans la prévention. Depuis 2021, 24 pays ont intégré les vaccins contre le paludisme validés par l’OMS dans leurs programmes de routine, marquant un tournant dans la lutte contre la maladie.
Progrès vers l’éradication
Le paludisme a été éradiqué dans 47 pays, avec le Cap-Vert et l’Égypte rejoignant la liste en 2023, preuve que l’élimination de la maladie est possible lorsqu’une stratégie sanitaire globale est mise en œuvre.
Malgré ces avancées, le paludisme reste une menace majeure, particulièrement pour l’Afrique et ses enfants. Le rapport de l’OMS rappelle l’urgence de renforcer les mesures de prévention et d’élargir l’accès aux vaccins pour inverser cette tendance.
La Rédaction

