Des groupes de surveillance pointent du doigt les raffineries d’or basées aux Émirats arabes unis, les accusant de manipuler de l’or extrait illégalement des mines africaines sans se conformer aux standards internationaux de diligence raisonnable. Cette pratique, qui alimente le commerce illicite de minerais, met en lumière des failles dans la régulation du secteur minier et des circuits financiers internationaux.
Face à ces accusations croissantes, des acteurs majeurs du marché, tels que Metalor Technologies, une importante société suisse, ont pris la décision de ne plus traiter l’or provenant des Émirats arabes unis. Le risque de blanchiment d’or d’origine douteuse et la difficulté de traçabilité renforcent les préoccupations sur la provenance de ce métal précieux.
L’or extrait de manière illégale en Afrique alimente souvent des conflits armés, l’exploitation humaine et la déforestation, créant un lien direct entre ces activités et l’impact environnemental et social dévastateur. Ces pratiques posent non seulement un problème éthique, mais elles pourraient aussi entraîner des sanctions internationales si des mesures de contrôle ne sont pas renforcées.
Les experts appellent à une plus grande transparence dans les chaînes d’approvisionnement en or, ainsi qu’à des mécanismes de régulation plus stricts pour éviter que l’or provenant de zones à risque ne se retrouve sur les marchés mondiaux.
Ce scandale met en lumière la nécessité d’une collaboration accrue entre les gouvernements africains, les pays consommateurs et les institutions internationales pour garantir une extraction responsable et éthique des ressources naturelles du continent.
La Rédaction

