Ce week-end l’Afrique du Sud a rendu hommage à des combattants anti-apartheid lors d’une cérémonie à Pretoria. Le président Cyril Ramaphosa a supervisé le rapatriement des corps de 42 combattants, décédés en exil, après plus de 30 ans depuis leur mort. Ces restes avaient été récupérés en Zambie et au Zimbabwe, et leur retour est considéré comme un acte symbolique pour honorer ceux qui ont sacrifié leur vie dans la lutte contre l’apartheid.
La cérémonie s’est tenue au Freedom Park, un mémorial dédié à l’histoire de la libération sud-africaine. Les noms des combattants rapatriés seront ajoutés à un mur commémoratif. Les combattants provenaient principalement de l’ANC et du Congrès PanAfricain, des mouvements de libération qui ont été contraints de mener leur lutte depuis l’étranger après l’interdiction de leurs activités en Afrique du Sud en 1960.
Il est à rappeler qu’au moins 1 000 activistes auraient perdu la vie en exil, mais jusqu’à présent, seul un petit nombre avait été rapatrié. Cette initiative vise à permettre aux familles de se recueillir sur les tombes de leurs proches, souvent inaccessibles pendant des décennies. Lors de la cérémonie, la ministre de la Défense Angie Motshekga a souligné que sans les sacrifices de ces combattants, la liberté actuelle ne serait pas possible.
La Rédaction

