Après avoir annoncé la cessation de ses activités en août 2024, la société Kenyane Mobius Motors a accepté une offre de rachat par un acheteur anonyme par peine des difficultés. Nicolas Guibert, directeur de Mobius, a annoncé la décision de procéder à une liquidation volontaire lors d’une récente assemblée des actionnaires, conformément à la loi sur l’insolvabilité.
Après plus de 10 ans d’activité, le groupe dont l’objectif est de proposer une voiture fabriquée en Afrique et pensée pour elle fait face à un défi financier. « Le problème majeur de Mobius depuis le départ, c’est la levée de fonds », constate Nicolas Guibert, PDG de la firme. « Beaucoup d’investisseurs s’arrêtent quand on parle d’Afrique ». « Ensuite, on est dans le manufacturing, ça les investisseurs aussi n’aiment pas tellement. On est aussi dans l’automobile, c’est quelque chose qui fait peur aux investisseurs parce que c’est considéré comme étant capitalistique. »
Avant que Mobius ne décide d’arrêter la production, 50 voitures ont été vendues, pour concevoir un autre modèle moins cher à fabriquer, qui n’a pas encore été mis sur le marché.
« La première Mobius mise sur le marché en 2015, c’est une voiture qui était vendue à 10 000 dollars, mais qui coûtait 30 000 dollars à fabriquer pièce. » déclare le PDG Guibert.
Fondée au Kenya en 2009 par l’entrepreneur britannique Joel Jackson, Mobius Motors devait cesser ses activités en vertu de la loi sur l’insolvabilité en raison de difficultés financières, notamment de dettes et de salaires impayés de ses fournisseurs.
Quelques jours après avoir annoncé sa fermeture, deux concessionnaires rivaux ont été intéressés par son acquisition, proposant de sauver l’entreprise.
La Rédaction
Afrique-automobile. Mobius et son rêve de fabrication de voiture en Afrique ont échappé de justesse au pire.
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